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  • marylinecd

La Place de la Femme

Dernière mise à jour : 2 nov.

Nous sommes toutes et tous d’accord pour dire que les femmes n’ont pas la place qu’elles méritent dans la société et dans la vie en générale. Vous allez me dire que c’est l’évidence quand on observe par exemple que la situation des femmes sur le marché du travail reste plus fragile que celles des hommes. Mais je ne parle pas seulement ici de l’égalité homme-femme, je dis que la femme mérite mieux dans notre monde.


Les femmes ne savent plus qui elles sont, elles ne vivent pas selon leurs rythmes, elles ne s’écoutent pas, elles se sont perdues dans le royaume de l’apparence, du masque et de la façade. Elles essayent d’être parfaites sur tous les tableaux car elles n’ont pas suffisamment d’estime d’elles-mêmes voire d’amour d’elles-mêmes. Alors elles compensent ce “déficit“ auto-imposé en tendant, même inconsciemment, à être impeccables dans leur vie professionnelle, incomparables comme amantes, accomplies comme épouses et comme mères, imbattables avec leur intellect et irréprochables dans leur manière de s’habiller, de se coiffer et de se maquiller.

Ouf ! Cela fait beaucoup de pression et d’efforts, à nouveau, auto-imposés.


Parfaites donc et compétitives les unes envers les autres. Avez-vous remarqué quand une femme rentre dans un lieu où il y a d’autres femmes, avez-vous observé la façon dont elles la dévisagent de la tête aux pieds, par forcément méchamment mais on sent bien que les autres femmes se comparent à elle et peut-être la jalousent-elles aussi.


Les femmes sont fatiguées, même épuisées dans ce tourbillon dans lequel elles s’obligent à suivre la cadence effrénée et toutes les autres femmes vivent de la même manière, se conformant à ce que cette petite voix leur répètent sans arrêt : “tu dois être une bonne mère, une bonne épouse, une bonne employée, une bonne cuisinière, une bonne fille etc…“, une programmation qui commence bien évidemment très tôt dans l’enfance.


Alors on va me dire, oui mais c’est la société qui nous impose tout cela, auquel je rétorque que la société a bon dos et que c’est à nous de vivre comme nous l’entendons et d’être comme nous sommes et qu’il serait bon de commencer à prendre les rennes de notre vie.


Dans mon métier de thérapeute, je vois beaucoup de femmes de tous âges et ce qui est frappant c’est que les femmes vivent la plupart du temps déconnectées de leur corps. Elles utilisent leur corps comme une machine qui leur permet d’effectuer les tâches multiples qu’elles font dans leur journée, il sert aussi à s’occuper des autres : enfants, conjoints, patrons, employés, parents, clients, animaux, et la liste peut être longue mais rarement ce corps est écouté, observé, ressenti, soigné en profondeur, choyé, adoré comme le véhicule magnifique qui leur permet de se connecter à leur être profond, à leur essence. La restauration de la connexion au corps leur permet de connaitre petit à petit qui elles sont, et renouer avec leur propre délicatesse, la tendresse dont elles sont capables, le caractère précieux de leur être et leur sensibilité qui font leur force.


Notre corps de femmes abrite notre sacralité qui est d’origine divine et qui a le pouvoir de rester pure et intacte quelles que soient les expériences douloureuses que l’on ait pu traverser. Cette sacralité qui est le centre de notre être ne peut jamais être polluée ou modifiée par aucune force ou incident extérieur. Nous avons au fil du temps créé des couches de défense et de protection qui constituent une armure énergétique qui nous empêche d’être pleinement les êtres d’amour que nous sommes et il est bon de nous délester de cette armure pour que l’équilibre soit restauré et que notre sacralité puisse rayonner à nouveau.


Les femmes ne sont pas sur terre pour être en compétition avec les hommes. Au contraire, les deux sexes sont faits pour vivre en harmonie et notre responsabilité en tant que femmes est de briser les mythes séculaires et les interprétations erronées de ce que signifie être et vivre comme une vraie femme dans le monde d’aujourd’hui. Les femmes et les hommes sont les deux faces d’une même pièce, complémentaires donc respectueux les uns des autres car les deux sexes forment un tout indissociable.


Prendre sa place sur terre, dans la société, ne veut pas non plus dire être en compétition avec les autres femmes. A l’inverse, la solidarité et la fraternité entre femmes est très très ancienne car c’est comme cela que nous vivions il a des dizaines de milliers d’années. Nous prenions soins les unes des autres, égales les unes aux autres, en nous soutenant, nous épaulant, nous aidant car quand une femme n’allait pas bien c’était tout le groupe qui souffrait.


Prendre sa place c’est apprendre à s’accepter, à accepter notre beauté intérieure et extérieure, notre délicatesse, notre grace. C’est apprendre à se respecter, à respecter notre corps, notre fragilité, nos imperfections, notre sensibilité. C’est aussi apprendre à s’aimer, à aimer tout ce que nous sommes, tout ce que nous apportons au monde, toutes nos qualités, tout ce qui fait notre unicité.

Dans chacune d’entre nous il y a la femme universelle avec sa sagesse innée, la grace de ses mouvements naturellement tranquilles et en pleine présence et quand nous prenons pleinement possession de nous-mêmes en honorant totalement qui nous sommes, nous rentrons alors dans notre pouvoir car nous détenons la clé de l’équilibre du monde.


Et quelles plus belles représentations de la femme éternelle n’ont-elles pas été peintes par Léonard de Vinci comme cette Tête de la Vierge illustrant cet article !

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