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La mort et le processus de deuil - pourquoi les rendons-nous si difficiles ?

La plupart des gens dans le monde redoutent la mort. Nous avons tendance à éviter d'en parler, d'y penser et, en général, d'avoir quoi que ce soit à faire avec elle. La peur est si grande dans nos cultures occidentales que nous l'avons personnifiée et que nous représentons la mort comme la Faucheuse, un squelette dans une longue robe à capuche portant une faux. Elle est censée utiliser cet outil pour recueillir les âmes des morts et les transporter dans l'au-delà. Ce symbole de la mort en dit long sur la façon dont nous traitons cette étape très importante de notre vie, ce moment où nous laissons derrière nous notre corps et l'existence terrestre que nous venons d'avoir et nous nous préparons à la suivante, enrichis et évolués par ce qui a été vécu et les choix que nous avons faits, des choix qui constituent notre libre arbitre.


Il y a une réalité tangible à la mort, car c'est la cessation permanente de toutes les fonctions biologiques qui soutiennent le corps humain (et tous les organismes vivants). Peu de temps après la mort, le corps commence à se décomposer et nous pouvons sentir à quel point ce processus de décomposition a longtemps terrifié l'humanité, car nous avons tendance à investir une grande partie de notre temps dans le corps humain et dans notre individualité. Ce qui est également effrayant pour nous, les humains, c'est que nous aimons avoir le contrôle, mais que nous avons tendance à ne pas avoir de contrôle sur le moment ou la manière dont nous mourons.


Dans nos cultures, la mort est inévitablement associée à une liste d'émotions lourdes comme la sympathie, la tristesse, la colère, la culpabilité, le regret, le désespoir et la dépression, et ce sont là des exemples de sentiments que nous utilisons lorsque nous sommes confrontés à la mort et à la fin de la vie physique. Nous semblons même nous y complaire, pour preuve les pleureurs professionnelles (et fausses) qui sont engagées dans des endroits comme l'Égypte, la Chine et les cultures méditerranéennes et proche-orientales. Plus il y avait de pleureuses qui suivaient le cercueil, plus la personne était respectée dans la société. Les pleureuses professionnelles ont été vues par exemple en France jusque dans les années 1960.


Être confronté à la mort peut être une expérience humaine dérangeante, surtout s'il s'agit d'un être cher dont on était proche et avec lequel on avait des liens affectifs, qu'il s'agisse d'un ami, d'un membre de la famille ou autre. Elle peut nous laisser impuissants et il est possible que nous nous sentions mal équipés pour faire face à un événement qui est tellement tombé en disgrâce. Les psychologues, psychothérapeutes et psychiatres disposent d'une panoplie de traitements pour aider leurs patients à faire face à leur deuil (cf. les 5 étapes du deuil : déni, colère, négociation, dépression et acceptation), de sorte que le processus de deuil coûte cher à la société et aux services de santé !


Alors, pourquoi avons-nous donné à la mort une si mauvaise presse ? Et pourquoi une étape normale et naturelle de notre vie a-t-elle une connotation aussi négative ?


La mort peut-elle être vue sous un autre angle ?


Nous venons de perdre un membre très cher de notre famille, sa mort a été soudaine, une crise cardiaque. Il n'est plus de ce monde et son unicité, la familiarité de sa présence a cessé d'exister sur ce plan physique de la vie et il nous manquera parce que la beauté qu'il a apportée à notre existence continue de nous toucher.


Célébrons d'abord la vie (et la continuité des vies) !


En effet, la naissance d'un bébé est dans la plupart des cas célébrée. Nous sommes touchés par ce petit être si pur, si tendre, si nouveau et si plein de promesses. Chaque vie doit être célébrée car chacun d’entre nous représente une pièce du puzzle, un angle, un aspect du divin qui complète le tout. Cet ensemble unique de qualités présentes en chacun de nous est une telle joie à observer, à honorer et un tel enrichissement. Nous pouvons dire qu'il y a un but dans chaque vie en ce sens que nous sommes venus pour grandir et nous développer à partir de là où nous nous sommes arrêtés dans notre vie précédente. Oui, chaque vie est une occasion de nous développer et d'évoluer toujours plus près de la pure divinité et de la grâce dont nous sommes issus.


... Et puis, célébrons la mort !


Lorsque nous vivons une vie pleinement engagée, le cœur ouvert, présent à chaque instant, exprimant pleinement tous les aspects qui constituent ce que nous sommes, alors notre existence a été bien remplie et tout est à célébrer. Nous pouvons alors quitter notre ancien corps qui est arrivé à la fin de sa vie et passer à autre chose. Mais si nous vivons contractés, repliés sur nous-mêmes, en retenant notre expression, non engagés et déconnectés, alors bien sûr il y aura des émotions comme le regret, la tristesse, la colère et la peur associées au processus de mort et à la mort elle-même.


Le mouvement de la vie et de la mort est un processus de croissance merveilleusement naturel. C'est un cadeau qui nous permet de récolter ce que nous avons semé et de semer à nouveau, enrichi par notre culture précédente. Un flux illimité de grâce sans fin que nous pouvons appeler l'évolution.



"De même qu'une journée bien remplie apporte un sommeil heureux, une vie bien remplie apporte une mort heureuse" - Leonardo da Vinci


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